Soins & Esthétique
Dentaire Davin
Les pathologies médicales et les influences de la cavité buccale.
Sur cette page
- Le diabète
- Les affections psychologiques / le stress
- Les changements hormonaux
- Les maladies auto-immunes
- Les cardiopathies congénitales / le rhumatisme articulaire aigu / les prothèses valvulaires et articulaires (hanche, genou)
- Les maladies cardio-vasculaires
- Les risques hémorragiques
- Les infections pulmonaires
- Les maladies neurodégénératives
La cavité buccale est la porte d’entrée par excellence, de milliards de bactéries. Via la salive et la circulation sanguine, la bouche peut considérablement être influencée par d’autres pathologies installées ailleurs dans le corps, et peut même les induire. C’est pourquoi, il ne faut jamais négliger l’état de votre bouche !
Le diabète.
Chez le diabétique, on peut rencontrer plusieurs perturbations :
– Un retard de cicatrisation : un diabétique sur 2 présente des maladies parodontales avec inflammation des vaisseaux sanguins et perte de collagène qui soutient les tissus
Le milieu médical a constaté que les parodontites déséquilibrent le contrôle de la glycémie ; une fois traitées, le contrôle de la glycémie est nettement meilleur
– Une diminution salivaire : favorise le développement de carie
☞ Le diabète devra absolument être rééquilibré avant tout traitement chirurgical :
il y a plus d’échec dans le diabète de type 1 que dans le type 2.
Les affections psychologiques / le stress.
La prise d’antidépresseurs et de neuroleptiques
Ces médicaments provoquent une sècheresse buccale et ses répercussions buccales : caries, gingivite, halitose.
L’ anorexie
Chez les anorexiques, à la prise d’antidépresseur s’ajoutent les vomissements réguliers entraînant une érosion importante des dents
Le stress
Les troubles comportementaux se répercutent également sur les mâchoires.
Il y aura davantage de serrement et grincement des dents avec projection sur les articulations temporo-mandibulaires qui deviendront douloureuses.
Les muscles de la mâchoire auront tendance à être continuellement contractés et peuvent entraîner des douleurs s’étendant au crâne, à la nuque, au dos,…
Le stress accentuera aussi les douleurs dans la fibromyalgie.
On remarque aussi que le stress diminue la résistance de l’individu, avec modification du débit salivaire et sanguin, favorisant ainsi les problèmes dentaires et buccaux, et une halitose.
Les changements hormonaux.
La grossesse
Le saignement des gencives est plus présent. L’attention au brossage devra être particulièrement accrue.
Des études ont montré qu’une femme enceinte présentait plus de risque d’un accouchement prématuré s’il y avait une maladie parodontale.
L’ostéoporose / La Maladie de Paget
Dans la prévention des fractures osseuses, certains médecins prescrivent des bisphosphonates :
- Alendronate (Fosamax, Beenos, Fosavance)
- Clodronate (Bonefos)
- Etidronate (Osteodidronel)
- Ibandronate (Bondronate, Bonviva)
- Pamidronate (Aredia, Pamidrin, Pamidronaat)
- Risédronate (Actonel, Risedreenos)
- Tiludronate (Skelid)
- Zolédronate (Aclasta, Zometa)
- Denosumab en injection (Prolia)
L’os est un tissu en constant remaniement : les cellules ostéoclastes résorbent l’os, et les cellules ostéoblastes produisent de l’os, entrainant un remodelage continuel des structures.
Les bisphosphonates ralentissent ce remodelage osseux en inhibant les ostéoclastes et diminuent ainsi la friabilité osseuse.
Ils sont généralement pris par voie orale (sans croquer avec de l’eau), sauf l’Aclasta et le Bonviva.
Malheureusement, un acte invasif au niveau de la bouche tels que extraction, chirurgie, mais aussi dévitalisation, blessure de prothèse, parodontite, et abcès, chez un patient sous bisphosphonates, va entraîner une ostéonécrose du maxillaire touché (ONBP).
On constate alors un état inflammatoire et infectieux qui est préalable , ou qui suit, l’exposition osseuse apparaissant dans la cavité buccale. L’os se nécrose (meurt) mais ce séquestre osseux ne peut être résorbé suite à l’action du médicament. Avec le temps, cette zone qui ne sait plus cicatriser, va s’étendre en touchant les tissus voisins.
L’os des mâchoires est particulièrement touché par rapport à d’autres régions du corps, car ici, la vascularisation et le renouvellement cellulaire sont importants suite à la présence des dents. A cela, il faut ajouter la concentration de germes et les microtraumatismes continuels en bouche.
L’os est de plus beaucoup plus en risque d’être exposé car seule une fine muqueuse le protège de l’extérieur !
Malheureusement, l’arrêt des bisphosphonates n’assure pas la guérison des lésions car leur demi-vie est longue (environ 10 ans).
Cependant, l’arrêt prolongé peut réduire l’évolution et prévenir d’autres sites de nécrose. Cette décision nécessitera une évaluation médicale préalable.
Les maladies auto-immunes.
Dans ces maladies, il y a un dysfonctionnement du système immunitaire qui va s’attaquer à l’organisme en lui-même.
De plus en plus d’études démontrent qu’un déséquilibre de la flore buccale va induire et/ou aggraver les signes cliniques de ces maladies.
La polyarthrite rhumatoïde
Dans cette maladie, ce sont les articulations et les os qui sont touchés.
La relation à double sens entre la maladie parodontale, avec présence du Porphyromonas gingivalis, et la polyarthrite a bien été démontrée.
Des études confirment que des bactéries propres aux problèmes parodontaux, sont capables de déclencher cette maladie auto-immune.
Deux facteurs peuvent s’ajouter pour accélérer l’atteinte parodontale : le tabac et la maladie de Sjögren.
La prise de corticoïdes réduit aussi la capacité à lutter contre les infections.
Ces maladies chroniques entraînent plus fréquemment des problèmes gingivaux suite à une perte de résistance des tissus.
Le Lupus érythémateux disséminé
Cette maladie se déclare suite à l’attaque du tissu conjonctif du corps à différents endroits : peau, yeux, muscles, tendons, organes,…
Les manifestations buccales peuvent être variables :
– gingivite / parodontite
– lésions lichénoïdes des muqueuses, du palais et de la langue sous forme de stries blanchâtres et des zones érythémateuses.
La maladie de Crohn
La maladie de Crohn se caractérise par une inflammation chronique de la paroi du système digestif, surtout de l’intestin.
Les lésions buccales sont fréquentes (30%) et peuvent représenter les premières manifestations de la maladie.
Une modification de la flore buccale donne une prévalence aux bâtonnets Gram-négatifs du genre Wolinella.
On peut constater des érythèmes des muqueuses et des gonflements gingivaux.
La Maladie de Sjögren
Cette maladie cible principalement les glandes salivaires.
Les germes plus prévalents sont les Streptococcus Mutans, Lactobacillus, Staphylococcus aureus et Candida albicans.
La maladie de Sjögren se caractérise par une sècheresse buccale très douloureuse accompagnée de sensation de brûlure des muqueuses, une difficulté d’avaler, une intolérance aux aliments acides, épicés, ou secs.
Elle peut notamment expliquer des douleurs en présence d’une prothèse, sans lésion apparente.
langue atteinte langue normale
Les cardiopathies congénitales / le rhumatisme articulaire aigu / les prothèses valvulaires et articulaires (hanche, genou).
Dans ces conditions, le patient est dit « à risque » .
Le risque est d’envoyer dans la circulation générale, des bactéries pathogènes (Streptocoques, Lactobacilles) lors de gros saignements en bouche, et de provoquer une atteinte infectieuse aux surfaces du cœur, dans les caillots, et au niveau des prothèses.
- Pénicillines : Amoxicilline (Clamoxyl, Amoxicilline, Clavucid)
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Enfant : 50 mg/kg en 1 prise
- Adulte : 2 g en 1 prise
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En cas d’allergie aux bêta-lactamines (Pénicilline, Céphalosporines)
- Clindamycine (Dalacin C 300)
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Enfant : 20 mg/kg (max. 600 mg) en 1 prise
- Adulte : 600 mg en 1 prise
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- Macrolides (Clarithromycine, Biclar)
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Enfant : 15 mg/kg en 1 prise
- Adulte : 500 mg en 1 prise
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Les maladies cardio-vasculaires.
Les statistiques montrent l’existence d’une relation entre maladies parodontales et le rétrécissement des carotides ; on y retrouve les mêmes facteurs de risque : tabac, alcool, stress, diabète, surpoids, infections.
Les bactéries parodontales (Porphyromonas gingivalis, Prevotella intermedia, Actinomyces commitans, Streptococcus mutans) retrouvées dans la circulation générale, pourraient se greffer sur une lésion vasculaire préexistante et entraîner une réaction immuno-inflammatoire.
Le risque d’infarctus serait augmenté de 2,5 en cas de parodontite
Les risques hémorragiques.
Lors de certaines pathologies présentant un risque hémorragique, des anticoagulants peuvent être prescrits, soit en prévention, soit en traitement.
Ces pathologies sont : les phlébites, les thromboses des artères, l’infarctus du myocarde, la présence de prothèses valvulaires cardiaques, les troubles du rythme cardiaque, les embolies pulmonaires, les AVC.
Différents médicaments peuvent être prescrits :
- L’aspirine : – anti-inflammatoire non stéroïdien qui agit aussi comme antiagrégant
plaquettaire
– peut aussi être recommandé en prévision de thrombose artérielle
- L’héparine : – agit en empêchant l’action des facteurs de la coagulation
– principalement administrée en injection
-> Calciparine, Lovenox, Arixtra
- Les anti-vitamines K : – agit en prenant la place de la vitamine K synthétisée par le foie,
essentielle à la synthèse de certains facteurs de la coagulation
-> Sintrom, Minisintrom, Previscan, Coumadine
- Les nouveaux anticoagulants (anticoagulants directs) : – bonne alternative aux autres anticoagulants et la prise est facilitée, car orale.
-> Pradaxa, Xarelto, Eliquis
REMBOURSEMENT :
La mutuelle prend en charge les extractions chez les patients à risque hémorragique, à savoir :
– sous antagoniste de la vitamine K ( Sintron)
– sous anticoagulant : *Héparine ( Fraxiparine, Antithrombine III, Danaparoïde)
* Inhibiteur de thrombine (Désidurine, Lépidurine, Argatroban, Mélagatran, Ximélagatran, Bivalirudine,
Dabigatran)
* Inhibiteur du facteur Xa (Rivaroxaban, Apixaban, Edoxaban)
– Hémophilie
Sous Plavix , pas de remboursement.
Les infections pulmonaires.
Le risque de développer une pneumonie est aussi plus élevé en cas de négligence de l’hygiène bucco-dentaire avec prédominance de certaines bactéries (Actinomyces commitans et israeli, Eikenella corrodens, Prevotella intermedia, Porphyromonas gingivalis, Capnocytophaga, Streptococcus constellatus).
Les maladies neurodégénératives.
Dans la maladie d’Alzheimer, on retrouve dans le cerveau une toxine produite par une bactérie d’origine buccale : la Porphyromonas gingivalis.
Même si cette maladie demande encore de la recherche dans son traitement, il vaut mieux rester prudent.
Les informations de cette page sont données à titre informatif et ne remplacent pas une consultation. Pour un avis adapté à votre situation, prenez rendez-vous au cabinet.





















